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Amour, glaire et botox

15/02/2018

 

 

 

 

 

Faut pas croire, c'est pas parce qu'on vieillit qu'on ne peut plus aimer. Je dirais même qu'en dépit du temps qui commence à manquer, on est plus apte à s'attarder sur l'essentiel.
On s'amourache à 80 berges comme à 20. La perte de mémoire serait même un avantage certain, chaque jour on aime comme au premier car on oublie le reste.

Il en va de même pour le cul, le sexe, la gaudriole, le papa dans maman, appelez ça comme vous voudrez.
Certes les chairs s'affaissent, mais la fesse nous reste chère.

Pour les hommes, les raideurs se déplacent peu à peu, un genou qui se bloque ne vaut pas érection, et ils ne peuvent prétendre à rester al dente aussi longtemps qu'auparavant.

Mais à coeur vaillant, rien d'impossible, le latin n'est pas toujours langue morte, cunilingus en témoigne.
Je vais vous conter ici une nuit type d'un couple très âgé, qui a su laisser la part belle aux parties de prothèses en l'air.

Marcel et Simone se sont rencontrés il y a 60 ans.
La passion des débuts n'est certes plus présente, mais ils s'aiment et n'ont jamais songé à se séparer, ils vont l'un avec l'autre comme le chewing gum et le dessous de table; ça colle bien entre eux, et même si leur amour n'est pas toujours visible, en cherchant un peu, on finit par en trouver des traces.

Au début, ils faisaient l'amour partout et tout le temps. Maintenant, ils prennent le temps pour tout. Et font l'amour parfois.
La Simone, c'était un joli brin de femme, avec les formes nécessaires à une féminité fantasmée. Le Marcel était assez beau gosse aussi, loin d'être un invendu.

Le temps a passé, il a coulé des maux sous les cons.
Ils ont changé.
Ce soir, le Marcel a bien l'intention de recoller son herpès labial à la Simone.

C'est devenu tout un rituel, il faut préparer à l'avance les vieux corps qui craquent et qui s'échauffent.
La Simone se déloque avec lenteur, pour exciter le Marcel, et puis aussi parce qu'elle peut pas faire autrement.

Elle grince avec sensualité lorsqu'elle tombe les bas sur un magnifique réseau de varices . 
Elle pose sur la table de nuit son oeil de verre et son dentier dans une grand verre d'eau. Elle a toujours grand soif après le tralala.
L'oeil coquin, elle ôte sa jambe de bois, le Marcel n'aime pas ramasser des échardes.
Elle a préparé une bouillotte brûlante... elle aime bien que le Marcel lui dise qu'elle est chaude, et ça l'aide à oublier un peu ses rhumatismes gênants.
Enfin, elle se glisse sous les draps, dans l'attente impatiente de son amant de toujours.

C'est au tour du Marcel de révéler sa plastique. Elle a un peu fondu, depuis ses jeunes années, mais il a su rester alerte.
Avant de commencer, il gratte un bon mollard qu'il crache dans un verre. On sait jamais, ça peut servir à lubrifier si jamais la Simone était sèche.
Il déscratche à grand peine son vieux slip kangourou aux élastiques pourtant bien lâches, qui n'a de blanc que le souvenir et dont la poche accueille désormais un vieux roudoudou qui colle parfois au dentier de Simone.
Jambes décharnées et ventre rond, fesses en gouttes d'huile et zigouigoui en berne, il se présente triomphant à la Simone qui glousse comme une jouvencelle.
Pour l'instant, son oiseau tout juste décagé se prend pour une chauve souris, tête en bas et oeil aveugle aux charmes de la Simone.

Le match est lancé. Ils s'engluent de leurs sécrétions intimes, les gencives se rencontrent sans heurt, les langues tournent et s'emmêlent. Les lèvres molles s'aspirent et se happent.

Le Marcel décide d'aller conter fleurette au cresson dégarni de la Simone qui se trémousse d'aise.


Quand il rencontre le clitoris de sa douce, il se demande chaque fois si elle n'est pas mieux membrée que lui, un jour, il faudra qu'ils mesurent.


Lorsqu'elle commence à applaudir des grandes lèvres, ils sait qu'il tient le bon bout.
Par le goût et la taille, ce monumental clito qui fait l'objet de toutes ses attentions lui rappelle les cornichons de son enfance.

La Simone râle et beugle et exhorte le Marcel au 69.
Lui, qui souffle déjà comme un tuberculeux en bout de course, se dit qu'il ne tiendra pas au delà de 2.
La Simone le retourne et engloutit son vieux bâton de guimauve resté pour l'heure coi.
Elle le mâchouille et le mâchonne avec un entrain et une gourmandise coupables et suspects, la consistance lui rappelle les grosses crêpes chaudes que faisait sa tante Annie.

Langue agile et gencive douce font plus que force ni que rage (hein?)

Le Marcel se redresse, il en obtient une mi molle qui devrait en boucher un coin à la Simone.
Et les voilà partis pour une séance de pousse toi de là que je m'y mette endiablée, ahanant et soufflant comme des soufflets de forge.

Trente secondes plus tard, record battu, le Marcel se crispe et s'arc-boute en hurlant à l'oreille de sa mie "Boudiou s'que tu es chaude".
Il vient d'éjaculer sur la bouillotte en silicone, plus facile à nettoyer que les replis de la Simone.

Alors, c'est pas beau, l'amour?

 

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